Pratique médicale

Les pathologies coronariennes sont l’une des premières causes de mortalité dans le monde.1

Les artères coronaires sont les vaisseaux qui irriguent le cœur. L’angine de poitrine est la conséquence d’un rétrécissement d’un ou plusieurs de ces vaisseaux. L’obstruction complète est responsable de l’infarctus du myocarde.

L’angioplastie coronaire

Réalisée par les cardiologues interventionnels, l’angioplastie est centrale dans la prise en charge de la pathologie coronarienne. Elle consiste à introduire des cathéters (instruments allongés) à travers un accès cutané comparable à une piqûre et à dilater une artère coronaire rétrécie afin de rétablir la circulation du sang. L’implantation d’un petit implant métallique – un stent – permet de maintenir l’artère dilatée.

Peu traumatique et aujourd’hui bien maîtrisée, cette intervention est le plus souvent réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale.

 

 

Coeur Bleu

Cardiologie interventionnelleprogrès majeur qui permet  une intervention mini-invasive sur les coronaires

 

 

 

 

 

 

 

 

Radioactif

 

 

 

 

 

Problématiques

Conciliant efficacité et bénéfice patient, la cardiologie interventionnelle s’est considérablement développée ces dernières décennies, malgré ses inconvénients :

Exposition aux rayons-X

Les médecins effectuent ces opérations grâce aux rayons X. Ils sont la clé pour l’aspect mini-invasif car ils permettent la visualisation des outils opératoires au travers du corps humain.

Cependant l’exposition quotidienne à ces rayons ionnisants est à l’origine de pathologies professionnelles reconnues pour l’ensemble du personnel soignant exposé. La cardiologie interventionnelle constituent une des professions médicales les plus irradiées.2

Si cette problématique semble encore sous estimée, et peu connue du grand public, le corps médical prend conscience des risques liés à ces opérations.

Le saviez-vous ?

Les cardiologues interventionnels ont un risque 3 fois supérieur d’être atteint d’opacification du cristallin (cataracte).3

85% des tumeurs cérébrales constatées sur une population de cardiologues interventionnels sont situés dans l’hémisphère gauche du cerveau, le côté le plus exposé aux rayonnements.4

Troubles musculo-squelettiques (TMS)

Pour contrer les rayons-X, les protections actuelles sont des protections plombées de plusieurs kilos. Elles doivent être portées dans des positions inconfortables, au cours d’opérations pouvant durer plusieurs heures.

Le saviez-vous ?

54,7% du personnel hospitalier présent en milieu interventionnel souffre de troubles musculo-squelettiques.5